L'AIKIDO

Art martial original fondé par O Sensei Morihei Ueshiba, et qui a influencé le Taikido

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AIKIDO fondateur ueshiba o-sensei

Différentes formes d'aïkido existent dont certaines (mais pas toutes) intéressent les pratiquants de taïkido

L'aïkido est dans une certaine mesure une discipline voisine du taïkido. En effet beaucoup de gens pratiquent l'aïkido en France et dans le monde mais toutes les visions et toutes les approches ne sont pas identiques. C'est pourquoi nous disons dans une certaine mesure : seules certaines approches de l'aïkido sont compatibles avec les objectifs du taïkido.

1- Les pratiquants de taïkido s'intéressent souvent à l'aïkido traditionnel

POURQUOI ?

L'approche traditionnelle de l'aikido est pour nous pratiquants de taikido la seule intéressante, car ayant des objectifs finalement très proches de ceux du taïkido. Cette approche traditionnelle est loin d'être la plus répandue en pratique, bien que sur le papier tout le monde prétend en être adepte... Peu répandue et pour cause son fonctionnement n'est pas basé sur les principes sportifs mais sur le principe de l'art (martial).

Difficile alors pour les pratiquants d'aïkido traditionnel (comme de tout art martial traditionnel d'ailleurs, taikido y compris) de bien se faire comprendre car pour le néophyte tout ce qui porte un kimono est forcément sportif comme le karaté, le judo, etc. Mais rassurez vous l'aikido traditionnel se reconnait si on a quelques repères (ces points spécifiques sont ceux qui font que nous autres pratiquants de taïkido nous sentons proche de cette discipline martiale) :

Aucun fonctionnement sportif et donc aucun agrément sportif

Puisque ci dessus nous avons dit de l'aïkido traditionnel : "son fonctionnement n'est pas basé sur les principes sportifs" vous allez peut-être dire "c'est évident qu'il n'y ait aucun agrément sportif en aïkido".

L'aïkido n'est pas un sport mais un art comme la musique, etc. Un coureur de 100m peut être disqualifié pour un mauvais chrono. Qui est disqualifié dans l'art ? L'art est un outil d'expression qui permet d'exprimer la spécificité de chacun : hommes ou femmes , petits ou grands, rapides ou lents, maigres ou gros, etc. L'aïkido traditionnel est un art où personne ne cherche une performance que ce soit un chrono, des points, des buts, etc.

La recherche est tout autre et même à l'exacte inverse : se développer soi même sans prouver quoi que ce soit par quelque performance que ce soit. Il ne peut donc y avoir d'agrément ministériel sportif en aïkido traditionnel. En effet ce serait on ne peut plus contradictoire !

Aucun passage de grade, aucune ostentation volontaire de grades Dan, Kyu ni de ceintures de couleurs.

L'aïkido traditionnel a pour but la maitrise de soi et de son ego. La compétition, le gain de titres, de coupes, de médailles ou de... grades / ceintures renforce au contraire l'ego c'est pourquoi il n'y en a pas en aïkido traditionnel. Seul existera éventuellement les grades Menkyo qui correspondent aux grades traditionnels japonais mais qui ne se gagnent pas : ils sont l'expression d'une hiérarchie au sein d'un dojo, hiérarchie décidée par le maitre, le professeur, pour favoriser la meilleure transmission possible de son enseignement.

Aucune compétition

Il s'est vu par exemple des représentants de fédérations sportives concourir au sein d'une équipe de France d'aïkido à Pékin en Chine. Cela vient du fonctionnement sportif comme le nom fédération sportive l'indique...

En aïkido traditionnel vous ne trouverez jamais ce schéma et ces termes sportifs pour les raisons évoquées précédemment. En France le représentant majeur de l'aïkido traditionnel est Alain Peyrache fondateur de l'école Epa-Ista (Europe Promotion Aïkido - International School of Traditional Aïkido). Les pratiquants de taïkido sont en général très sensibles à cette forme traditionnelle de l'aïkido (qui est d'ailleurs sa forme originelle voulue par son fondateur Morihei Ueshiba qui disait clairement que "l'aïkido n'est pas un sport").

En effet car les objectifs du taïkido vont dans le même sens :
- maitrise de soi et de son énergie (ki - tchi) ;
- faire circuler cette énergie dans un but de détente, de bien-être, pour mieux se connaitre ;
- ne faire qu'un avec l'autre, avec l'environnement, sans s'opposer ;
- apprendre à vivre ensemble, sans se comparer aux autres (convivialité, lutte contre le stress, etc).

2- L'aïkido dans son concept non traditionnel : l'aikido sportif

En france l'aïkido sportif est représenté majoritairement par les fédérations sportives.

Elles sont au nombre de 2 : la FFAAA (Fédération Française d'Aïkido, Aïkidobudo et Affinitaires) et la FFAB (Fédération Française d'Aïkido et de Budo) dont l'ancêtre est la FFLAB (Fédération Française Libre d'Aïkido et de Budo).

La FFAAA a pour référent Christian TISSIER. La FFAB avait pour référent Maitre Nobuyushi TAMURA.

L'aïkido sportif a été inventée au fil de l'histoire par des pratiquants ayant choisi d'y intégrer des objectifs sportifs. Bien que cette pratique soit devenue très différente - voir du coup à l'opposé de l'aïkido d'origine (traditionnel) - bizarrement personne n'a eu l'initiative d'en changer le nom ce qui rend parfois difficile pour les non-pratiquants de cerner les différences.

3- Au fil de l'histoire de l'AIKIDO, oui mais laquelle ?

Bref historique :

Morihei Ueshiba fonde l'aïkido (appelé d'abord aïki-budo) dans la période d'entre 2 guerres. A l'origine pratiquant d'art guerrier il crée l'aïkido suite à une longue quête spirituelle : sa vie de pratiquant d'art martial étant étroitement liée à sa rencontre avec Onisaburo Deguchi de la secte Omoto-Kyo. En effet tous les dojos qu'il a pu acquérir dans sa vie furent siens grâce à l'Omoto-Kyo.

Il est d'ailleurs bon de rappeler qu'au Japon et en extrême-orient Morihei Ueshiba est plus connu comme prêtre Shinto que comme fondateur de l'aïkido. Ce qui explique peut-être pourquoi ce dernier insistait sur le fait que l'aïkido était, est et doit rester complètement en dehors du monde du sport.

L'arrivée de l'aïkido traditionnel en France s'est faite dans les années cinquante avec Maitre Tadashi ABE, élève du fondateur Morihei UESHIBA. La première école d'Aïkido traditionnel s'appelera d'ailleurs l'ACFA (Association culturelle Française d'Aïkido).

Elle sera dissoute lors de la création de l'UNA (Union Nationale d'Aïkido). D'autres maitres sont passé en France après maitre Abe notamment Nakazono, Noro, Tada. La descendance du fondateur Kishomaru et Moriteru Ueshiba furent de passage à quelques rares occasions.

Certaines écoles se sont développées telles que l'Europe Promotion Aïkido (EPA) d'Alain Peyrache, l'Académie Autonome d'Aïkido (AAA ou 3A) d'André Cognard, l'école Iwama Ryu de Saïto, et bien d'autres. Certains ont changé la pratique et inventé la leur. En général pour en faire une pratique sportive : les fédérations ou le Yoseikan Budo de la famille Mochizuki par exemple, etc.